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UN PEU D'HISTOIRE

L'ensemble des textes de cette rubrique ont été rédigés par Jacquy Gil qui s'appuie tantôt sur des sources officielles (archives départementales, archives communales) des ouvrages d'historiens, tantôt sur la mémoire des anciens du village ainsi que sur ses souvenirs de jeunesse.

Jacquy Gil est né à Saint-Hilaire-de-Beauvoir où il réside encore aujourd'hui. Poète, membre du comité directeur de Gill'association Les écrivains méditerranéens, il puise dans ses attaches terriennes sa passion pour l'astronomie et un tempérament méditatif. Il a publié une quinzaine de recueils de poèmes qui ont aussi été publiés dans plusieurs revues (Souffles, Froissard, Décharge, Le grand nord, etc.). En 2010, son recueil Labyrinthes familiers a obtenu le prix d'Estieugues. Il a créé en 1989 un journal dans son village Les chroniques de Saint-Hilaire qui paraissent trois fois par an. Depuis 2003, il est le correspondant local pour le journal Midi Libre (Site internet de J. Gil : http://jacquygil.free.fr).

En 2007, il publie aux éditions La Place des Mots un ouvrage de 432 pages: Un village sans histoire(s). Conçu à la manière d'un abécédaire ce livre rassemble des faits historiques, de anecdotes, des statistiques sur Saint-Hilaire-de Beauvoir. Histoires de France, histoires de clochers, histoire d'une région dont la culture se nourrit de l'amour de la guarrigue, des vignes, des ruisseaux, des taureaux... Où autrefois la vie pouvait être rude malgré son climat privilégié et la beauté sauvage de ses paysages. Chaque thème est pour l'auteur un sujet de passion, de réflexions et de recherches. Hommes et femmes du passé de ce petit village revivent dans ces pages et nous offrent quelques scènes bien vivantes, parfois drôles et surprenantes, parfois émouvantes.
Le livre Un village sans histoire(s) peut être commandé en ligne sur le site des éditions La Place des Mots:
http://laplacedesmots.free.fr


Saint-Hilaire-de-Beauvoir...lieu promu, lieu vécu...
Celui-là fut ma première image.
Est-ce suffisant pour oser l'appeler mon village?
Le nommer c'est parcourir tout un paysage;
l'épeler c'est suivre le mystique d'un sillage.
Mais quel besoin de clamer la beauté d'un lieu
quand l'éclat s'y révèle déjà par l'alchimie de deux syllabes?
Lieu profus. Reste l'amour qu'on lui porte...
ce regard dépassant l'agencement familier des choses.
Terre d'emprise: de l'angle vif des pierres au clocher
quêteur de nuages, de rustres mais permanents élans.
Ah! que l'émoi puise dans les profondeurs de l'âme,
et me prend aussitôt un désir de reconquête!

Jacquy Gil